Le travail des infirmières des agences privées mieux encadré


Montréal, 2 août 2011 — Le ministère québécois de la Santé impose de nouvelles règles aux établissements qui ont recours aux infirmières des agences privées. La nouvelle directive vise notamment à assurer le respect des critères d'embauche.

Désormais, les hôpitaux devront procéder par appels d'offres, les contrats ne pourront pas dépasser un an et les agences privées devront prouver la compétence de leur personnel.

«Ça oblige l'employeur à faire affaire avec une agence reconnue parce qu'il y a plusieurs agences qui se sont développées de façon un peu anarchique», explique la directrice générale de l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), Lise Denis.

De plus, les infirmières d'agences privées devront maintenant faire des heures supplémentaires si l'établissement le juge nécessaire, à l'instar du personnel qui relève directement des hôpitaux. Selon Lise Denis, le réseau public québécois a décidé de réglementer le recours aux infirmières d'agences pour deux raisons: «la qualité et les coûts».

«On a vu progresser les sommes consacrées à l'utilisation de la main-d'oeuvre indépendante. Il y a aussi beaucoup de problèmes de continuité de service et de démobilisation de notre personnel», affirme-t-elle.

Les infirmières voient donc d'un bon oeil les changements amorcés pour éviter le recours au personnel des agences privées.

«On sent un emballement, une ferveur chez les infirmiers et les infirmières. Ils sont contents de voir que, tout à coup, ils ont des fins de semaine de congé de plus», confie Steeve Gauthier, qui travaille aux soins intensifs à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. «La pénurie d'infirmières est toujours là, mais on sent que les hôpitaux font des efforts pour améliorer les conditions de travail», conclut-il. (RC)

Source : www.sante.qc.ca

 

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